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L’ESTIME DE SOI CHEZ LES ENFANTS

Mis à jour : 19 juil. 2020

L’estime de soi chez les enfants. Voilà un des éléments clés au bon développement de nos enfants, pourtant beaucoup en manquent. Un problème qui, s’il n’est pas suivi attentivement, peut les accompagner jusqu’à l’âge adulte.

Comment nos enfants pourraient-ils entretenir des relations saines et épanouis avec l’autre s’ils n’ont pas les outils pour être bien avec eux-mêmes ?

Cet article a pour vocation de vous aider à identifier les enjeux d’une estime de soi développée tout en vous proposant des pistes pour accompagner vos enfants dans ce sens.


Mais qu’est-ce que l’estime de soi exactement ?

D’après le site psychologies.com, l’estime de soi est le «Jugement que l'on a de soi et que l'on porte sur soi.»

Développée par James Noley, la théorie de l'estime de soi peut être traduite dans le rapport entre ce que nous sommes en tant qu’individu (apparence physique, réussite sociale) et ce que nous souhaiterions être. La construction de l’estime de soi prend ses racines dès la plus petite enfance, avec ce que Jacques Salomé appelle le biberon relationnel. Autrement dit, comment s’effectue la transmission des messages entre l’enfant et ses parents.

En effet, pour s’accepter, l’enfant a besoin d’un environnement sécurisant et bienveillant dans lequel il se sentira libre d’être lui-même et de s’accepter comme tel.



L’importance de l’estime de soi chez l’enfant


L’estime de soi joue un rôle important à tout âge et à toute étape de notre vie. Il est essentiel de la développer dès l’enfance afin de garantir un développement sain et équilibré durant notre évolution.

L’estime de soi stimule les enfants de manière positive et tend à les rendre optimistes. Ainsi ils sont équipés pour développer des relations saines avec leur environnement. L’estime de soi étant intimement liée à la confiance en soi, elle permet aux enfants de se sentir capables, utiles et ainsi, de se trouver (ou de se créer) une place dans la société.

Lorsque celle-ci est absente, faible ou détériorée, les enfants ont tendance à devenir des individus timides et critiques. Des attitudes qui malheureusement peuvent amener l’enfant à se refermer sur lui-même ou à se montrer agressif, rendant alors difficile son adaptation au sein de son environnement.



COMMENT DEVELOPPER L’ESTIME DE SOI CHEZ L’ENFANT ?


1. Un environnement sécurisant et bienveillant

Le pilier à tout bon développement de l’estime de soi est la sécurité.

Une sécurité matérielle et émotionnelle apportée par le cadre familial permet à l’enfant de se développer en toute liberté et de s’épanouir pleinement. Il découvre alors la notion d’amour inconditionnel. La possibilité d’être lui-même, tout entier, à travers ses réussites et ses échecs, sans que cela ne vienne interférer l’amour de ses parents et donc, sa sécurité.


2. Valorisez votre enfant par l’encouragement

Un enfant n’a pas toujours la capacité ou le recul nécessaire pour prendre conscience de ses succès, il est alors important en tant que parents de lui faire remarquer de manière positive et constructive. Il est recommandé de se tourner vers l’encouragement plutôt que le compliment. En effet, le compliment va se baser sur un jugement et une opinion alors que l’encouragement va reconnaître l’effort et l’investissement.


Voici un exemple, pour illustrer cette différence :

Si votre enfant vous écoute :

Compliment : « Tu es un gentil garçon » ou « Tu es une gentille fille ».

Encouragement : « Tu t’es beaucoup concentré(e) pour m’écouter jusqu’ au bout, j’apprécie cela ».


Par l’encouragement, le parent exprime son sentiment et son appréciation face au comportement de l’enfant sans être dans le jugement. De plus le comportement en question est mis en avant et parlé, ce qui permet à l’enfant de comprendre ce qu’il a fait de positif. Cela lui permettra par la suite de reconnaître plus facilement ses futurs succès.


3. Accompagnez votre enfant vers l’autonomie et l’indépendance

Pour se sentir capable et confiant, l’enfant a besoin de se confronter à lui-même et de réaliser qu’il peut faire beaucoup de choses sans l’aide d’un tiers. Vous pouvez l’accompagner dans cette découverte en adaptant son environnement (mettre ses vêtements et ses jouets à porter de main par exemple). Il faut garder à l’esprit que l’enfant agit et se construit par mimétisme, il sera alors très fier d’être capable de s’habiller (ou de mettre la table) comme « un grand ».

Rendre les choses accessibles va également offrir à votre enfant la possibilité de faire des choix et de décider de ce qu’il souhaite faire (aller se reposer, jouer, dessiner, …). Toutes les petites choses qu’il sera capable de faire sans avoir besoin de vous solliciter vont développer son autonomie tout en le valorisant. De plus cela va mettre en avant la confiance que vous avez pour lui, ce qui nourrira profondément son estime de lui.



4. Le droit à l’erreur et la persévérance

Le droit à l’erreur permet à l’enfant (et aux parents) de prendre conscience et d’accepter qu’il ne soit pas parfait. En effet l’enfant peut se tromper, mal faire ou ne pas réussir dans l’accomplissement d’une tâche, chose essentielle à son bon développement. Le parent va alors pouvoir lui donner la possibilité de se corriger lui-même et d’arranger les choses. C’est ici que nous retrouvons tout l’intérêt de l’encouragement vu précédemment.


Prenons un exemple. Votre enfant apprend à colorier sans dépasser, vous pourrez alors lui demander :

« Oh je vois que tu t’es beaucoup concentré sur ce travail, es-tu content de toi ? »

Si oui : « alors je suis vraiment content pour toi ! »

Si non : « c’était difficile ? Voudrais-tu recommencer ? (maintenant ou plus tard).


Dans cet exemple, on voit que l’enfant n’est ni jugé, ni découragé.

Il est également important de valoriser les tentatives plutôt que les résultats afin d’éviter de développer une peur de l’échec. Cela valorisera alors le sentiment d’accomplissement sans subir la pression du résultat.


5. Prenez en compte son avis et ses émotions